Le démarrage sécurisé n'est pas activé sur cet ordinateur : ce que ça signifie vraiment et comment y remédier
Tu lances un jeu récent, FIFA ou Battlefield par exemple, et le message s'affiche direct : « le démarrage sécurisé n'est pas activé sur cet ordinateur ». Ou alors tu ouvres msinfo32 pour checker ta config et tu tombes dessus. Pas de panique, c'est un souci ultra courant en ce moment. Surtout depuis que les anti-cheats des gros titres exigent cette protection.
En fait, ce n'est pas juste un caprice de jeu. Le démarrage sécurisé (Secure Boot) fait partie des mécanismes UEFI qui bloquent les rootkits et bootkits avant même que Windows ne charge. Ces menaces-là passent souvent sous le radar des antivirus classiques parce qu'elles s'exécutent trop tôt. L'activer, c'est une couche de défense concrète en cybersécurité, pas seulement pour débloquer un titre.
Qu'est-ce que le démarrage sécurisé exactement ?
Le principe est assez direct. Le firmware UEFI vérifie la signature cryptographique de tout ce qui démarre : le bootloader, puis le kernel, et ainsi de suite. Seuls les composants signés par des clés de confiance sont autorisés. Si quelque chose ne correspond pas, le boot s'arrête net.
Microsoft le présente comme un moyen d'empêcher le chargement de logiciels malveillants au démarrage. Et c'est pile ça. Sur un PC Windows 11, c'est recommandé pour renforcer la sécurité globale, même si la simple capacité (et non l'activation) suffisait souvent pour la mise à niveau depuis Windows 10.
Le truc, c'est que beaucoup de PC sortent d'usine avec l'option présente mais désactivée, ou en mode legacy/CSM qui la rend invisible ou inactive. D'où le message.
Pourquoi ce message apparaît-il si souvent ?
La cause numéro un aujourd'hui, ce sont les anti-cheats des jeux. Ils scannent l'état du Secure Boot parce que certains cheats utilisaient des loaders non signés ou des modifications au niveau boot. EA, Activision et d'autres ont durci le ton. Tu vois le message sur FIFA, Battlefield, Call of Duty, ou des plateformes comme FACEIT.
Parfois c'est aussi l'outil de vérification de configuration Windows ou PC Health Check qui râle. Ou simplement msinfo32 qui affiche « État du démarrage sécurisé : Désactivé ». Après un changement de disque, une réinstallation, ou un reset BIOS, ça revient souvent.
Et honnêtement, sur les PC gaming ou récents, c'est rarement un vrai problème matériel. C'est presque toujours un paramètre à basculer.
Comment vérifier l'état actuel rapidement
Le plus simple reste msinfo32. Appuie sur Windows + R, tape msinfo32 et valide. Dans la rubrique Résumé système, descends jusqu'à « État du démarrage sécurisé ». Si ça dit Désactivé ou Non activé, c'est confirmé.
Tu peux aussi passer par les paramètres UEFI directement depuis Windows : Paramètres > Système > Récupération > Démarrage avancé > Redémarrer maintenant, puis Résoudre les problèmes > Options avancées > Paramètres du microprogramme UEFI.
Activer le démarrage sécurisé : la méthode qui marche le plus souvent
Sauvegarde tes données importantes avant de toucher au BIOS. Si BitLocker est activé, récupère ta clé de récupération (compte Microsoft ou USB). Un mauvais réglage et le PC peut refuser de démarrer – dans ce cas on reset via le jumper CMOS ou en enlevant la pile.
La voie la plus propre passe par Windows :
- Va dans Paramètres > Système > Récupération.
- Sous Démarrage avancé, clique sur « Redémarrer maintenant ».
- Choisis Résoudre les problèmes > Options avancées > Paramètres du microprogramme UEFI > Redémarrer.
Le PC redémarre directement dans l'interface BIOS/UEFI. Cherche l'onglet Boot ou Security (parfois Advanced). L'option s'appelle Secure Boot ou Démarrage sécurisé. Passe-la sur Enabled.
Souvent il faut d'abord désactiver CSM Support ou Legacy Boot. Mets le mode sur UEFI uniquement. Parfois il y a un sous-menu Secure Boot Mode : Standard suffit dans la plupart des cas.
Appuie sur F10 (ou la touche indiquée) pour sauvegarder et quitter. Le PC redémarre. Retourne dans msinfo32 pour vérifier que l'état passe à Activé.
Sur un Dell, c'est souvent F2 au logo. Sur HP, F10. Sur beaucoup de cartes mères gaming, c'est Suppr ou F2. Si tu galères, le site du fabricant a presque toujours un guide précis pour ton modèle.
Si l'option reste grisée, le classique c'est que CSM est encore actif. Désactive-le, sauvegarde, redémarre dans le BIOS et réessaie. Ou utilise l'option Clear Secure Boot keys puis réactive.
Les bénéfices concrets une fois que c'est fait
Ton PC gagne une vraie protection contre les menaces qui visent la phase de boot. Les rootkits deviennent beaucoup plus difficiles à installer. Pour les jeux, le message disparaît et l'anti-cheat est content.
C'est pas une solution miracle contre tout, mais c'est une de ces configurations simples qui réduisent vraiment la surface d'attaque. Combiné avec TPM 2.0 (souvent activé en même temps), mises à jour Windows régulières et Windows Defender, ça forme une base solide.
Un point sur les certificats Secure Boot en 2026
Microsoft a remplacé les anciennes clés de 2011 par des versions 2023. Les anciennes expirent courant juin 2026. La plupart des PC reçoivent la mise à jour via Windows Update ou un firmware OEM sans rien faire. Si ton système est à jour et que Secure Boot est activé, tu continues à bénéficier des protections futures contre les vulnérabilités boot-level. Rien de dramatique pour la grande majorité des utilisateurs, mais autant être dans les clous.
Quand est-ce qu'on le désactive ?
Franchement, presque jamais en usage quotidien. Sauf dual boot avec une vieille distribution Linux sans support, ou besoin de pilotes/custom bootloaders non signés. Dans ce cas on désactive temporairement, on fait ce qu'on a à faire, et on réactive juste après. Le laisser désactivé « au cas où » n'apporte aucun avantage sécurité.
Le démarrage sécurisé n'est pas activé sur cet ordinateur ? Dans 95 % des cas, c'est réglé en dix minutes dans le BIOS. Et au passage, tu durcis un peu ton système contre des attaques qui deviennent de plus en plus ciblées sur la phase de démarrage. Si après avoir suivi ça ça coince encore, donne la marque et le modèle de ta carte mère ou de ton PC, plus une capture de msinfo32, et on affine.